Interview Metal choc
http://metalchoc.chez-alice.frComment procédez-vous pour composer ? Qui s’occupe des textes et où trouvez-vous l’inspiration ?
Maelsthorn : Jusqu’à aujourd’hui, j’ai été le principal compositeur du groupe. On peut également être témoin du grand talent de composition de Trauma dans des titres comme Where Angels Lie et Skyzofleshist Plastic World. J’ai l’habitude d’écrire les titres à la guitare seulement pour ensuite montrer ses parties à Trauma. Une fois que nous avons bien appris les bases des chanson, nous nous réunissons en groupe afin d’arranger le tout dans le but d’obtenir des compositions plus ou moins consistantes et travaillées. C’est ensuite que les chansons mûrissent et sont en constante mutation à travers les mois, les années. Puisque nous travaillons nos chansons jusqu’à ce que nous aillons obtenu satisfaction, il est très rarement arrivé que nous aillons totalement supprimé une de nos compositions sans en avoir recyclé la plus grande partie. C’est à travers ce long processus de raffinement des chansons par des ajouts, des décompositions et du recyclage d’idées que tous y ajoutent leurs influences. Habituellement, le clavier et les orchestrations sont la dernière étape du processus de composition. Je suis également l’auteur de tous les textes, les titres de chansons, les citations et du nom de Gothërfall. Je dirais que la plupart du temps, l’inspiration me vient par les mots. Je me met à écrire sans trop réfléchir, en tenant essentiellement compte des l’esthétique visuel et sonore des mots que j’emploi. Ensuite je relis ce que j’ai écris en tentant d’interpréter la chose et de trouver un fil conducteur, une idée solide pour un autre texte plus formel prenant ses racine dans les lignes apparemment vides de sens que j’ai écris précédemment. Jusqu’à maintenant, tous les textes que j’ai écris de cette façon ont trouvés leur liens ensemble, en plus de m’apprendre des choses sur moi-même, sur la vie, la mort, la liberté, le chaos et le néant.
Neurasthenic : J’ai eu l’opportunité d’écrire la basse grâce à un « shit track » qui avait été fait par Trauma dans mon studio ainsi qu’un enregistrement d’une pratique du groupe. J’ai du me précipiter à élucubrer car le groupe avait prévu deux spectacles dans les jours qui suivirent mon adhésion. Par la suite, j’ai eu tout mon temps pour parachever mes mélodies de basse ainsi que l’entière orchestration. La méthode que nous avions utilisée à cette époque était très efficace, cependant pour le prochain album je toucherai d’avantage au squelette des compositions en procréant la base avec des « riffing » de guitare, qui est mon instrument principal depuis plusieurs années. Je souhaite relancer mes acolytes pour arriver à un résultat encore plus extrême que Blacksphere Architecture.
Parmi les titres présents sur « Blacksphere Architecture », quel est ton favori et pourquoi?
Maelsthorn : Je ne saurais en nommer une seule. Les deux qui me tiennent le plus à coeur sont Théurgie Mystificium, qui est le premier single de l’album, et Ventriloque. Théurgie Mystificium est une chanson qui, musicalement, résume en 10 minutes l’histoire du black métal. Tout y est. Cette chanson possède une ambiance qui ne s’explique pas. On doit vraiment l’écouter pour comprendre. Ventriloque, de son côté, est la chanson qui termine l’album. C’est une chanson vraiment imposante avec ses 20 minutes de musique ultra sombre et brutale. C’est une de mes favorites à cause de ses paroles, qui sont les paroles les plus personnelles que j’ai écrites pour l’album. Elle raconte la banalité de l’existence, le lien entre l’homme et dieu, le contrôle de l’homme sur son esprit et la maladie mentale qui, comme dieu, aveugle l’esprit humain et le plonge dans une profonde démence...Si je dis que ce texte est le plus personnel, c’est parce que une certaine nuit d’été, alors que j’avait 17 ans, mon père, atteint de schizophrénie, à tenté nous assassiner, moi et ma mère pour ensuite se suicider en nous immolant, alors qu’il était en état de démence. C’est le genre de chose qui force quelqu’un à réfléchir sur l’emprise réelle qu’il a sur son corps et sur son esprit, sur la force des mots et sur le pouvoir réel de l’homme sur la vie, sur la mort, sur dieu... C’est cet événement qui a inspiré la rédaction du 3ème volet de Ventriloque (Mortel pour la Vie).
Neurasthenic : Sans contre dit Théurgie Mystificium, surtout de 5 :12 à 7 :02.
Qui a crée l’artwork ?
Neurasthenic : L’essence d’un album passe par deux éléments importants; la qualité audio et le visuel. Ce sont des éléments qui trop souvent sont improvisé et négligé par les groupes. Il faut réaliser que l’achèvement d’un album est un processus qui peut être interminable et épineux, surtout quand les membres ne conviennent pas d’une solution finale qui plait à tous. Nous avons longuement parlé du concept de cet album et nous avons fait plusieurs techniques de « brainstorming » afin de connaître les moindres détails des goûts et envergures de chacun. Après avoir trouvé les idées, nous avons fait appel aux personnes en qui nous avions confiance en leurs qualités artistiques. Renaud Sakelaris (www.myspace.com/hippiemetalboy) nous a prêté main forte lors de la session de photo à la prison. Puis, Aimée Desrosiers (www.myspace.com/valkyija) et Phil Langelier (www.myspace.com/necrophil999) ont participé à l’infographie de la pochette grâce a leur incommensurable talent artistique. Sans oublier Guillaume Sirois et Dominic Mercier de la compagnie de multimédia La Grange (www.elevagecreatif.com) qui ont donné la touche finale au design de l’album. Tous ont donné un excellent travail et nous les remercions profondément pour leur collaboration. En sommes il suffit de prendre le temps de trouver les éléments et les personnes pour fabriquer un album dont nous serons toujours fier.
Peut-on se procurer votre album en France, et si oui par quel biais?
Neurasthenic : Nous avons choisit de nous produire et de nous distribuer par nous même, car de cette façon nous assurons un standard de qualité exceptionnel. Nous pensons qu’il est important que l’auditeur soit comblé quand il achète notre album, c’est tout de même notre réputation qui est en jeu et nous ne voulions pas être étiqueté aux moult groupe « black métal » du Québec qui ne se donne pas la peine de faire un produit adéquat. Un album est une œuvre d’art et on se doit de donner son maximum pour l’achever. Pour l’instant nous procédons par notre propre distribution et certain diront qu’il n’a pas beaucoup de visibilité, mais je suis présentement à la confection du site web, ce qui permettras aux auditeurs de l’acheter en ligne. D’ailleurs il est possible d’acheter notre album, en ligne, à partir de notre profile myspace sur cette adresse :
www.myspace.com/gotherfall tout ce que vous avez besoin c’est un carte de crédit et je m’engage personnellement a vous l’envoyer par la poste dans les plus bref délais pour environ 13 EURO incluant les frais de port et manutention. Il s’agit d’une Édition Limité incluant certains « cadeaux » tel qu’un plectre de guitare, un autocollant chrome et une carte d’authentification. C’est notre façon a nous de remercier ceux qui achète l’album de ceux qui le pirate sur internet. Cette liberté de fonctionnement nous a permis de fabriquer nous même notre premier single « Théurgie Mystificium » sur un support de mini CD 8 centimètre, édition limité de 1000 copies, c’est ce qui nous différencie de la masse et nous les avons déjà tout donné comme objet promotionnel. Ce fut un travail laborieux d’imprimer, graver et de numéroter à la main les 1000 minis CD mais l’effort prend tout son sens lorsqu’on observe la réaction des personnes à qui nous en avons donné. Nous souhaitons éventuellement décrocher un contra de disque avec une compagnie internationale mais d’ici là nous croyons être à la hauteur pour gérer nos activités nous même. Nous serons même en mesure de négocier, quand viendras le temps de signer, avec un label majeur ce qui nous permettras de continuer à assurer un standard de qualité supérieur aux productions locales voir même mondiales.
Quels sont tes groupes et albums cultes?
Maelsthorn : Tout ce que Emperor n’a jamais enregistré, en particulier IX Equilibrium et Anthems To The Welkin at Dusk, Burzum – Filosofem, Mayhem – Grand Declaration of War, Arcturus – La Masquerade Infernale et Cradle of Filth – V Empire. J’ai aussi beaucoup de respect pour des groupes comme Néfastüs Diès, Ulver, Gorgoroth, Mobile et Rammstein.
Neurasthenic : Pour ce qui est du black métal je vais me limité a 3 album sinon la liste serais trop longue: Darkthrone – Transilvanian Hunger, Emperor – Anthems To The Welkin at Dusk et Obtained Enslavement – Witchcraft.
Comment se porte la scène métal au Canada ?
Neurasthenic : Parlons du Québec! La seule province francophone au Canada. J’habite à Montréal, la ville la plus métal du Canada, nous avons droit a beaucoup de concert de groupe internationaux par année et je crois même qu’à chaque fin de semaine nous pouvons voir un ou plusieurs spectacles de groupe métal local. Sans compter toutes les soirées dans les bars métal et gothique exposition artistique de l’art underground et magazines. Je crois sincèrement que Montréal deviendra le prochain Gothenburg d’ici les prochaines années, car nous avons plusieurs groupes métal original tels que : Profugus Mortis, Cryptik Howling, Tormentor Allegoria, Unexpect, Nefastius Dies et j’en passe. Vous pouvez écouter leur musique sur myspace.
Avez-vous des concerts en prévision ?
Neurasthenic : Justement à l’instant ou je répond à cet entrevue nous avons fait un concert le 14 Avril dernier et il a été le meilleur que nous ayons pu faire dans notre carrière. Decay a répandu de l’eau et de la bière partout sur la scène et dans l’audience ce qui na pas fait le bonheur du technicien de son. C’est alors que le technicien et son est venu se plaindre a moi, je lui ai répondu que c’était mieux de la bière sur le planché qu’un pied de micro détruit, car Decay a tendance a les détruirent avant la fin du concert. Pour ma part j’ai procédé à la destruction des cordes de ma basse lors des derniers accords de notre de notre finale, habituellement je ne fait que frappé dessus mais cette fois ci l’inspiration m’a poussé autrement. Un concert pour nous est comme une masse d’énergie qui est incontrôlable et cela nous pousse à commettre des actions non prévu. Vous pouvez vérifier par vous-même sur
WWW.YOUTUBE.COM nous y placeront les extraits vidéos très prochainement, vous n’avez qu’a y faire une recherche sur Gotherfall. Nous avons des concerts de prévu partout au Québec à tout les mois d’ici la fin de l’été et nous feront la première partie de Trails of Tears, un groupe de gothic metal norvégien, en Novembre.
As-tu une anecdote amusante ou insolite à nous raconter au sujet du groupe ?
Maelsthorn : Il se trouve qu’étrangement, à toutes les fois où nous jouons à Drummondville, la ville d’où la plupart des membres sont originaire, il arrive toujours quelque chose d’indésirable. On a qu’à penser à la fois où Decay, notre chanteur à glissé et s’est retrouvé au sol à cause de l’eau qu’il avait lui-même jeté sur la scène; la fois où mon amplificateur de guitare à rendu l’âme accompagnée d’une subtile odeur de brûlé durant notre seconde chanson. Ce soir là, Cypher a aussi défoncé la peau de sa caisse claire. Cependant, la pire fois est celle-ci où l’ordinateur portable générant notre séquence d’orchestration à tout simplement décidée de ne plus fonctionner à quelques minutes du concert. Étant donné que cet ordinateur refusait toute coopération, nous avons dû faire le concert sans les parties de clavier, ce à quoi nous n’étions pas du tout préparé (surtout dans les parties où tout le monde cesse de jouer afin de laisser le clavier faire une brève interlude au milieu d’un titre). Notre prochain concert se trouve justement à Drummondville et suite à ce que je viens d’écrire, je commence à me demander si j’ai de bonnes raisons de m’en faire...
Quels sont vos projets pour l’avenir ?
Maelsthorn : Si les circonstances le permettent, j’espère être en mesure de créer un successeur à Blacksphere Architecture, dans lequel j’inviterai les autres membres de Gothërfall à s’exprimer de façon plus personnelle dans le processus de composition et d’écriture des textes, étant donné que j’ai, pour l’instant, l’impression d’avoir dis tout ce que j’avais à dire. Musicalement, d’un autre côté, j’ai quelques compositions en standby et plusieurs idées en tête. Gothërfall est pour moi et demeure une priorité et j’irai là où cela me mènera, jusqu’à ce qu’il y ait conflit de valeurs ou de principes.
Neurasthenic : Nous sommes en pleine composition d’un nouvel album et croyez moi nous allons surpasser vos attentes face a notre musique. J’ai beaucoup d’idées originales à apporter dans nos prochaines chansons et j’apporte plusieurs nouveaux « riff » de guitare que Maelsthorn et Trauma aiment beaucoup. J’ai le sentiment de relancer mes acolytes dans ce nouveau processus de composition et d’enregistrement, mais ne vous inquiéter pas le prochain album ne tardera pas à sortir. Je compte bien apporter des éléments de poids dans ce prochain opus qui ne vous laisseront pas indifférent. De un autre coté nous cherchons une étiquette pour nous distribué en Europe ainsi que la possibilité de faire des concert de votre coté de l’océan.
Et pour conclure, peux-tu nous dire quelques mots pour Métal Choc ?
Maelsthorn : Je veux vous remercier de votre intérêt et je vous invite fortement à venir nous visiter sur notre myspace (www.myspace.com/gotherfall ) afin que vous puissiez témoigner vous-même de ce dont Gothërfall est capable.
Neurasthenic : Merci Corrine pour l’aide que tu apporte a notre groupe afin de le faire connaître en France, pour tous ceux qui désirent écouter les pièces de notre album vous pouvez les écoutez sur
www.myspace.com/gotherfall ainsi que acheter l’album en ligne avec le lien « paypal ».